Cette année encore c’est près de 200 enfants du quartier bellevue saint-herblain qui ont pu défilé sous un soleil radieux de la place du marché à la plaine du parc du clos fleuri. Le carnaval est coordonné par la maison du citoyen et proposé en concertation avec les partenaires de la petite enfance présents sur le carré (crèche familiale, RAM, multiaccueil) mais aussi la crèche, les écoles maternelles de la sensive et de la bernardière.
"Ce film est l'histoire de deux amis d’enfance qui ont décidé de tout quitter pour aller questionner la marche du monde. Leur voyage initiatique sur plusieurs continents est une invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie..."
Ce film est l'histoire de deux amis d'enfance qui ont décidé de tout quitter pour aller questionner la marche du monde. Leur voyage initiatique sur plusieurs continents est une invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie...
HORS-SÉRIE KAIZEN Sortie le 1er octobre 2013 138 pages couleur – Format 25,5 x 21 cm
Depuis plusieurs années, le terme de Transition est de plus en plus communément utilisé en France. Transition écologique, transition énergétique, villes en transition…
La transition est avant tout le voyage que nous avons à effectuer entre la société actuelle et une société qui aurait résolu les graves crises écologiques, économiques, sociales que nous traversons. Et qui se serait donnée les moyens d’être résiliente.
Avec ce deuxième Hors-série de Kaizen, nous partons à la rencontre des acteurs qui, dans les grands domaines de la société (agriculture, économie, finance, énergie, urbanisme, éducation…) sont en train de préparer cette mutation de l’hexagone.
A quoi la France de demain pourrait-elle ressembler ? Quelles sont les solutions sur lesquelles nous pourrions nous appuyer ? Comment participer à cette transition, à notre échelle ? Autant de questions auxquelles ce Hors-série va tenter de répondre.
Reportages
17 initiatives qui changent la France dans l’agriculture, l’énergie, l’habitat, l’économie, l’éducation.
Infographies
5 infographies pour évaluer en un coup d’œil où nous en sommes de la transition en France et en Europe
Mouvements
8 organisations citoyennes à la pointe du changement
Interview
Thierry Salomon, président de NégaWatt : bilan du débat sur la Transition Energétique
Philippe Meirieu : comment faire muter le système éducatif ?
Dephine Batho et Yves Cochet : les politiques sont-ils en mesure d’engager la transition ?
HORS-SÉRIE KAIZEN N°2 Sortie le 1 er octobre 2013 138 pages couleur - Format 25,5 x 21 cm 12€ Depuis plusieurs années, le terme de Transition est de plus en plus communément utilisé en France. Transition écologique, transition énergétique, villes en transition...
Avant toute démarche de redistribution et de solidarité, la zone de gratuité, est, à l'instar des jeux, un dispositif simple d'accès et concret qui n'implique aucun discours et peut être utilisé dans de nombreuses circonstances. Elle peut être faite de " tout-venant " ou se spécialiser dans les livres, la technologie ou les vêtements.
Brooklyn raconte l’histoire de Coralie (interprétée par la rappeuse KT Gorique), une jeune femme passionnée de hip-hop, qui quitte la Suisse après une énième embrouille avec son père.
Elle emménage à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où elle trouve un petit job dans une association musicale. Très vite, elle est repérée pour ses talents de rappeuse et s’impose dans la scène rap locale, sous le pseudo de Brooklyn.
Quand on lui demande de présenter son premier long-métrage, Pascal Tessaud parle d’un film « guérilla ». Tout a été fait en osant, bricolant et s’adaptant :
« Pour les scènes de rue, c’était beaucoup plus discret de filmer avec un appareil photo autour du cou ; les piétons et les policiers ne font pas attention à nous, ça offre un champ totalement ouvert, on peut filmer n’importe où, sans aucune autorisation. »
L’aventure a commencé avec une collecte sur un site de financement participatif. Elle s’est poursuivie avec un casting original, qui regroupe des acteurs locaux non professionnels et d’autres avec une solide expérience du cinéma, à l’image de Jalil Naciri.
Tout a été tourné à Saint-Denis, indubitablement l’une des stars du long-métrage. On est loin des images de la banlieue crispante, hostile et misérable. Le choix des plans, des angles, des personnages : sans excès d’angélisme, tout a été fait pour contrebalancer le cliché du 93 tout gris. Un parti pris assumé.
Ni encenser les bons, ni enfoncer les mauvais
A travers les aventures d’une association, de jeunes créatifs et débrouillards ou encore d’une mamie qui fume de l’herbe, il y a tout ce qui manque chaque fois qu’il est question de périphérie et de rap, en l’occurrence de la nuance et de la mesure. Ni trop encenser les bons, ni enfoncer les méchants, simplement les raconter comme ils sont.
Rêve américain
Pourquoi une actrice suisse ? Parce que le casting en France n’a rien donné de probant et que Pascal Tessaud a eu un coup de cœur pour KT Gorique, en tombant sur elle en errant sur le Web :
« Son parcours est atypique. Elle vient d’une ville de montagne, entourée de vaches et elle devient la première femme championne du monde de freestyle à New-York (2012), face à des hommes. »
A travers une histoire qui tourne autour du rap, « Brooklyn » est aussi un questionnement sur l’ambition et la réussite quand on est jeune et galérien.
Le choix du titre n’est pas anodin. Pascal Tessaud :
« Dans les quartiers, il y a une sorte de rêve américain, parfois un peu cliché. Brooklyn parle de cette ambivalence : cette fascination pour une contre-culture étrangère, tout en étant une réflexion sur l’idéologie capitaliste qui pervertit les esprits en banlieue, dans des milieux pauvres. »
Article issu de http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2015/09/04/cine-club-rue89-soiree-speciale-hip-hop-film-brooklyn-261031
Pour beaucoup d'associations, améliorer sa communication signifie améliorer sa visibilité. Et trop souvent, la question est posée en terme d'outils. Quels outils vont mieux fonctionner ? Quelles actions vont nous permettre de mieux diffuser nos messages ? Sauf que. On n'améliore pas sa communication sans passer par une phase essentielle : celle du dialogue en interne.
La Maison du citoyen de saint-herblain (centre socioculturel) est en péril et risque de disparaitre. Notre reconnaissance et notre impact dans le quartier est unanimement reconnus et appréciés. La municipalité cherche à réaliser des économies par la suppression de la Maison du citoyen. Quelles...
Musique, danse, théâtre… L’édition 2015 des Hivernales propose pas moins de 45 spectacles pendant les deux semaines du festival.
La précédente édition avait vu pour la première fois les six centres socioculturels de Saint Herblain réunis pour les Hivernales. Formule reconduite en 2015 pour ce festival culturel dans les quartiers, qui voit aussi la participation de la Maison des Arts et d’ONYX. Thème choisi : "Tous en voix", même si on aurait pu dénommer cette 25 édition "Voix du monde".
Nombre de propositions sont en effet à la croisée de cultures ou évoquent des thèmes en lien avec l’ailleurs, l’étranger, l’immigration. Concoctées avec l’association Dékalage, les Hivernales s’affirment bien comme autant d’occasions de découverte ! 45 spectacles, pour une cinquantaine de représentations, vont le démontrer.
Au fil de cette riche programmation, quelques pépites attendues :
Les Sand Sisters en soirée d’ouverture, le 20 novembre au Carré
"Petit Poisson", un conte bio de la Cie La Lune rousse
« Du balai », une pièce antiraciste des Amateurs du Gestuaire…
Ces spectacles s’adressent au public en général dès le plus jeune âge, à un coût raisonnable. Artistes professionnels côtoient les amateurs de tous âges, suivant en cela la philosophie des Hivernales. Sébastien Royer, adjoint chargé de la vie associative et de l’action socioculturelle, l’a rappelé lors de la présentation de la quinzaine à la presse : "C’est un festival qui mêle les générations et les publics, qui donne accès à tous à la culture".
Claude Legoeuil, président de la Maison du Citoyen, a souligné de son côté : "C’est un projet des habitants, soutenu par la Ville, avec des dominantes pour chacun des centres". Qu’il s’agisse d’impliquer les scolaires, de participer au développement des compagnies bénévoles ou encore de faire connaître un centre socioculturel, les Hivernales s’affirment une fois encore comme le festival de proximité par excellence.
Article publié le 10.11.2015 sur le site de la ville de Saint-Herblain
Je suis arrivée à 14 h 00, Annaïk était déjà présente avec deux personnes participant à l’atelier. Annaïk a regardé ce que j’avais prévu de faire pour la séance et les autres participants sont arrivés, au total ils étaient six.
L’activité a commencé par un jeu que j’avais préparé. Les participants lançaient donc un dé sur lequel était noté des heures (8 h 00 – 10 h 00 – 12 h 00 – 16 h 00 – 20 h 00 – 22 h 00), et on dit ce qu’ils ont fait hier, aujourd’hui, ou un autre jour en fonction de l’heure sur laquelle ils tombaient. Chacun a lancé le dé deux fois tour à tour.
Ensuite, nous avons fait une petite pause, avec café, thé et gâteaux marocains qu’avait apporté une participante.
Puis, nous sommes passés au deuxième exercice que j’avais préparé sur la négation. Les participants ont tiré une carte au hasard avec une phrase qu’ils devaient mettre à la forme négative. C’était un exercice plus difficile et si j’avais à le refaire je choisirai des phrases un peu moins compliquées.
Après cela, nous avons fait la compréhension orale que j’avais préparée, les participants disaient ce qu’ils avaient compris et Annaïk écrivait le texte au tableau. Pour finir Anaïk a fait une dernière compréhension orale, en notant le texte au tableau au fur et à mesure de ce que les participants comprenaient.
Elodie Sagot: en formation BTS économie sociale et familiale (1ère année)
Les débats français sur l’empowerment suscitent de nombreuses confusions. Julien Talpin revient sur la différence, fine mais indispensable pour concevoir et mettre en œuvre la participation des habitants.
Julien TALPIN est chargé de recherches au CNRS (Centre d’Etudes et de Recherches Administratives Politiques et Sociales/CERAPS), il a publiéSchools of democracy. How ordinary citizens (sometimes) become competent in participatory budgeting institutions, Colchester, ECPR Press, 2011.
Pour donner corps à la charte des engagements réciproques entre l’Etat, les collectivités territoriales et les associations conclue le 14 février 2014, le Premier ministre a signé la circulaire n° 5811-SG du 29 septembre 2015 relative aux nouvelles relations entre les pouvoirs publics et les associations.
Dans un contexte de réforme des collectivités territoriales, de reconfiguration de leurs compétences et de transformation de l’action territoriale de l’État, la circulaire réaffirme le rôle des associations dans la construction de réponses originales et pertinentes aux enjeux actuels.
Elle détaille le cadre juridique régissant les subventions versées par les pouvoirs publics aux associations, notamment au regard des évolutions de la réglementation européenne des aides d’État. Enfin, elle précise le rôle du délégué régional ou départemental à la vie associative.
Situés (heureusement sous une tonnelle) au coin de l'école de la sensive, à côté du marché, nous avons installé un « stand » dans le but d'en apprendre plus sur les habitants, de connaître leurs activités...et surtout leurs envies d'activités. Nous avions la possibilité de proposer thé et café aux passants. La proximité de l'école nous a beaucoup aidés à rester jusqu'à midi, par la présence de toilettes et d'eau potable
La pluie a démarré très rapidement. A l'image du déroulement des courses, tout s'est accéléré dans le rythme des gens, ce qui a rendu plus difficile que prévu la démarche de récolte de paroles des habitants. L'emplacement est à la fois très fréquenté, mais comprend aussi le défaut d'être avant tout un chemin, plutôt qu'une place ou un endroit où les gens auraient plus facilement le réflexe de s'arrêter. La timidité et les réticences se sont peu à peu estompées ; sans doute avons-nous pris nous-même plus d'assurance et d'aisance. Le premier contact est bien entendu le plus difficile, qui va rapidement déterminer si la personne a l'envie et le temps de s'arrêter. L'émulation, l'influence du groupe se vérifie aussi : il est plus facile de convaincre une personne de partager un peu de son temps quand d'autres personnes se sont déjà arrêtées.
Étant donné notre nombre important, il fallait éviter de trop se marcher dessus, de trop faire « masse », ce qui peut être intimidant. On établit deux groupes différents : l'un reste sous la tonnelle, sans trop bouger (mis à part dans l'accompagnement sur le chemin d'une personne). On fixe des panneaux, on sert le café...
L'autre groupe déambule dans le marché, recouverts avec des panneaux portant un message soit provocateur, soit qui porte au moins interrogation (« je m'ennuie », « je ne parle pas aux inconnus »).
Une des revendications portait sur le renouvellement d'ateliers cuisine. Ils étaient vus comme à la fois pouvant toucher tous les âges, y compris les enfants avec l'idée d'une création d'un cour d'initiation pour les plus jeunes. Cette envie émerge aussi d'expériences passées visiblement réussies. A noter que cette « doléance » d'activité intergénérationnelle (du moins, dans l'esprit annoncé) a été formulé par une mère et sa fille. L'aspect interculturel était également abordé, puisque les thématiques de différents pays étaient plébiscitées
On a pu noter, dans le désordre, une notion de jeu, de méfiance (nous pouvons être associés à du marketing, de la vente, du prosélytisme politique, etc...) de la part de certains habitants envers nous.
Les temps d'échange n'ont pas de durée régulière ; certaines personnes échangent quelques mots, tandis que d'autres peuvent passer un plus long moment, parfois même en parlant avec différents bénévoles. On remarque quand même une constante : une fois arrêtées, même les personnes semblant un peu réticentes au départ ont tendance à rester au moins une dizaine de minutes. Les panneaux « provocateurs » portés à même la personne ont quant à eux suscité beaucoup d'échange, les clients du marché intrigués étant souvent les premiers à aller vers les bénévoles.
A midi, les gens sont encore davantage pressés et n'ont plus la tête à s'arrêter. Nous replions le « stand ».
Dans l'ensemble, les contacts que j'ai pu avoir avec les habitants m'ont plutôt témoigné une absence « d'ennui » de la part des habitants ; pour autant, ils restent friands et motivés par des événements collectifs, parfois avec un caractère festif (le barbecue, la cuisine et les repas collectifs). Quelque chose de ponctuel, d'inédit, pouvant briser la routine (qui n'est pas à confondre avec la notion d'ennui).
Aujourd’hui, pour plus de 13 millions de Français, la vie se joue chaque mois à 50 euros près. Derrière ces statistiques, se livrent au quotidien des combats singuliers menés par des hommes et des femmes qui ont la rage de s’en sortir et les mots pour le dire. À leurs côtés, des bénévoles se donnent sans compter pour faire exister un monde plus solidaire.
Moyen d’accès les lignes de bus n° 11, 20, 23, 24, 59 et le tramway ligne 1, arrêt Romanet.
La Maison du Citoyen est une association d'habitants de loi 1901. Elle a été créée en 1994, et inaugurée le samedi 4 juin de cette même année par Charles Gautier ancien sénateur maire de Saint-Herblain et Kofi Yamgane, ancien ministre de l’intégration.
Objectifs :
Dans la continuité de la mise en œuvre de notre projet précédent, travaillant avec d’autres, au service de la population des quartiers Harlière Nord, Harlière Sud, Village Expo, nous souhaitons développer un projet d’accompagnement social, prendre notre place d’éveilleur, de donneur d’envies et déclencheur d’émotions pour tendre vers les finalités de notre action.
Le Réalisateur Karim Miské, invité du magazine de l'Epra, réagit à un extrait du reportage de Magali Grollier, JET FM : "L'ORU de Bellevue à Saint-Herblain : entre enthousiasme et inquiétude" Le quartier de Bellevue-La Harlière, entre verdure et HLM, à cheval sur les communes de Nantes et de Saint-Herblain, bénéficie actuellement d'une importante opération de renouvellement urbain ou ORU. Cette opération va entraîner des bouleversements pour les habitants de ce quartier populaire, avec de nouvelles constructions et de nouvelles structures destinées à favoriser le "vivre ensemble". En attendant, cette ORU inquiète, interroge ou ravit. Rencontre, le jour de la fête de quartier baptisée "Belle fête en Vue", avec des habitant(e)s et des responsables associatifs. Ils nous donnent leur sentiment sur ce quartier dans lequel ils ont grandi ou milité. Ils nous disent aussi en quoi cette ORU pourrait changer leur quotidien.
Si des personnes de la Maison du Citoyen sont intéressés pour y aller nous vous invitons à prendre contact avec Anthony RUBIO
DEMOKRATIA
Documentaire citoyen français de 2015 de Pablo Girault-Lazare et Thierry Kruger (durée 1h28)
le mardi 17 novembre à 20h30, en présence des réalisateurs :
Cinéma Lutétia, 18 rue des calvaires, 44800 Saint-Herblain
Il s'agit d'un documentaire prônant la démocratie directe la liberté de la presse libérée des puissances d'argent. En explorant les champs politique et médiatique, fondations de nos « démocraties de marché », avec en toile de fond la lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes où débat démocratique et information plurielle sont escamotés, les auteurs proposent, à travers un recueil de paroles d’hommes et de femmes libres, de réfléchir ensemble à la fondation d'une véritable démocratie.
// 5€ plein tarif et 4€ tarif réduit //
Pour en savoir plus sur le documentaire...
Parce qu'un élu, qu'il soit député ou maire, doit être bien informé pour concourir à l’élaboration de bonnes lois.
Parce qu'un journaliste qui ne chercherait rien d’autre que la juste information concourrrait à former des citoyens éveillés désignant par là même des élus responsables.
Ce cercle vertueux où pouvoirs et médias seraient honnêtes et irréprochables nous amène à ce qui s'y oppose : pouvoir des lobbys, sentiment d'impuissance, hypertrophie de l'exécutif quant au politique, pression des intérêts marchands, des élus locaux, poursuite du buzz, manque de recul historique ou vacuité de l'analyse.
Pour faire ce film, les auteurs ont rencontré des personnes entières, déterminées à ce combat de tous les jours pour la liberté d'opinion, pour plus de justice sociale, pour que Nature et Humanité se réconcilient sans se détruire. Tous ont en commun d'être conscients de leurs responsabilités et des contradictions traversant leur démarche, mais en fin de compte, ils ont tracé leur chemin d'intégrité et de cohérence vers une société sachant se regarder en face, où personne n’est laissé sur le bord du chemin.
Le spectateur-citoyen retrouvera des élus, des journalistes, qui ont choisi de refuser de se contenter du monde qui les entoure et de s'en faire les aimables épistoliers, en préférant être au service du bien commun sans être formatés par la pensée unique.
Pour donner corps à notre démarche et sens à nos propos, nous sommes allés à la rencontre de Pierre Carles et René Vautier, deux des plus grands documentaristes français, pour un cinéma qui « a choisi son camp », tandis qu'un historien rappellera les origines de la démocratie et ce que nous semblons avoir perdu en chemin depuis la pensée des Lumières.
Dans une logique imparable mais non forcément attendue, le montage de ce film procède par touches, toujours soucieux de mettre en valeur le sujet par les choix des lieux et du cadrage. De plus, il emprunte sur la forme à nos deux précédentes réalisations, Sous les pavés, la terre (2009) et La possibilité d'être humain (2013). Un soin particulier a été apporté à la musique et le texte en voix off a été confié à Raoul Vaneigem.
DEMOKRATIA est un documentaire à la fois populaire et exigeant. Il est un de ces films nécessaires, comme la boussole par jour de tempête
Bruno Tardieu - Atd Quart Monde - Samedi 22 juin - Congres des centres sociaux
Bruno Tardieu, qui a été délégué général d'ATD quart monde vient de sortir un livre, le fruit d'années de militantisme et d'actions locales au service des plus démunis. Il y livre notamment son analyse sur le rôle politique des plus démunis, ouvrant des perspectives sur notre relation à l'argent, le poids du système financier sur le système social. Le livre “Quand un peuple parle — ATD Quart Monde un combat radical contre la misère” Editions La Découverte, est maintenant sorti en librairie. Vous pouvez le commander sur le site des Éditions Quart Monde:
Voici un extrait : chapitre 4 "Du rapport de force au Croisement des savoirs qui engagent."
... Autrement que par le seul rapport de force
L’efficacité politique d’ATD Quart Monde est souvent rapprochée des approches d’empowerment radicales de Paulo Freire ou de Saul Alinski. Pour avoir vu des mouvements mettant en œuvre la méthode de Saul Alinski, j’ai pu en mesurer l’efficacité. A Brooklyn, où nous travaillions et vivions dans les années 1980, l’Industrial Area Foundation, appliquait ces méthodes et a totalement transformé en 10 ans le quartier d’East New York où avait habité la famille de Brigitte et Charmaine, participantes de la bibliothèque de rue évoquées plus haut. Des kilomètres carrés de maisons à moitié murées sont devenus des habitations pour classes moyennes décentes. Les collègues d’ATD Quart Monde qui nous ont succédé dans le quartier ont vu la transformation à l’œuvre, par la création d’un rapport de force avec la mairie. Mais ils ont vu aussi que ce combat n’avait nullement besoin des 20 % les plus démunis. Ceux-ci ont décroché et ont rejoint le nombre grandissant de réfugiés urbains, errant de centres d’hébergement en hébergement chez des particuliers. Ainsi, si les méthodes d’Alinski sont considérées comme les plus radicales, elles ne se sont pas départies du paradigme du pouvoir classique qui de fait élimine les moins puissants. Cette méthode consiste à réunir des populations déjà organisées par des églises locales, à leur montrer que si elles s’unissent, elles auraient un rapport de nombre et de force qui leur permettrait d’obtenir des améliorations. Ceci a deux conséquences. D’emblée ceux qui ne sont pas déjà inclus dans ces églises sont mis hors de la démarche. Ensuite, les combats seront choisis par les plus dynamiques du quartier, et la radicalité des défis soulevés par ceux qui subissent le plus les injustices disparaitra. Vouloir prendre les puissants à leur propre jeu, celui du pur rapport de force, amène aussi à un écrémage. Celui-ci est assumé par la pensée d’Alinski. Ce dernier, se référant à demi-mot au marxisme, l’a aussi suivi dans sa méfiance à l’égard du Lumpenproletariat, cette population inutile, voire réfractaire aux rapports de force.
L’approche de Paulo Freire ressemble davantage à celle d’ATD Quart Monde : elle s’appuie sur le développement d’une conscientisation de l’expérience comme outil d’émancipation et de combat. Des liens se sont établis avec Paulo Freire et il est venu visiter un de nos groupes à Liège en 1980. Là, des adultes en situation de grande pauvreté avaient formé une cellule d’université populaire Quart Monde et des ateliers collectifs pour apprendre à lire et à écrire. Le responsable du projet, Jean Lecuit, a été témoin de la surprise de Paulo Freire. Il n’avait jamais travaillé avec des gens aussi abimés par la misère. Il eut la grande honnêteté de le dire et d’ajouter que ses méthodes ne pourraient pas fonctionner avec ces personnes. En effet, ses méthodes s’appuient sur le fait que les gens avec qui il travaille sont insérés dans un système économique. Ils y sont peut-être sauvagement exploités, mais ils en font partie. Aussi est-il possible, en réfléchissant au nombre d’heures de travail, au prix de la nourriture, d’arriver à la conscience de cette exploitation, de découvrir sa propre capacité d’analyse et de pensée, d’entrer dans un processus d’émancipation et de lutte pour le changement. Tout dans l’approche se base sur la découverte par les acteurs de leur place dans le processus d’exploitation capitaliste. Quand, dans des universités populaires Quart Monde sur le thème du travail, des personnes parlent des ménages la nuit dans les bureaux, payés au nombre de bureaux, et constatent qu’elles travaillent gratuitement la moitié de la nuit, on est là aussi dans la prise de conscience d’une exploitation brutale et du nécessaire rapprochement avec des syndicats trop éloignés de tels lieux de travail. Mais force est de constater que tous les phénomènes vécus par les personnes en situation de grande pauvreté ne peuvent se réduire à la seule question des rapports de production et de l’exploitation économique. L’exploitation de l’homme par l’homme ne dit pas tout. Le matérialisme historique est trop réducteur à la seule dimension économique pour appréhender toutes les dimensions du mépris de l’homme pour l’homme. Paradoxalement, il reste enfermé dans l’idée que l’économie est la loi supérieure à toutes les autres. Or pour sortir du totalitarisme de l’argent qui nous asphyxie aujourd’hui, il faut resituer l’économie parmi les autres champs de connaissance de l’humain. Dit autrement, Paulo Freire ne savait quoi faire devant des gens que le capitalisme considérait comme inutiles. Le South Bronx peut faire grève, Wall Street ne tremblera pas. Et aujourd’hui le capitalisme continue de prospérer tout en laissant de plus en plus de personnes humaines en dehors des rapports de production.
La radicalité d’ATD Quart Monde consiste à pousser les mouvements comme ceux d’Alinski ou de Paulo Freire — tous les mouvements luttant pour plus de justice — à ne plus éliminer les plus pauvres de leurs analyses et de leurs pratiques mais à les considérer comme une source indispensable de connaissance pour porter les combats les plus radicaux, ceux qui vont aux racines des injustices.
(…)
Bridget Gatlling, celle qui déchira le dessin d’un rat de sa petite sœur, et Chris Finley, celui qu’un livre sur les vacances fit mentir, font partie de ces enfants de familles extrêmement pauvres, qui m’ont plusieurs fois montré qu’ils détenaient des clés. Un jour nous avons emmené les enfants du quartier à la bibliothèque municipale. Ce fut le début d’un long partenariat entre elle et notre bibliothèque de rue. Mais cela commença très mal. Le lendemain de la visite, les enfants ne voulaient plus y retourner, et pas moyen de savoir pourquoi. C’est Chris qui finalement au bout de 3 semaines lâcha la vérité : « Ils nous ont traités de voleurs ! » Il a fallu du temps à Chris pour nous aider à reconstituer l’affaire : lors de la visite, plusieurs enfants se sont entendu dire qu’ils devaient des livres depuis des années. L’école emmenait systématiquement les enfants dès 5 ans à la bibliothèque, les autorisait à prendre des livres, 8 au maximum. Ce maximum semblait l’idéal aux petits. Mais la vie chaotique des familles, les chiens, les chats, les rats peut-être avaient vite rendu les livres impossibles à rendre. Les enfants étaient devenus des voleurs. Les bibliothécaires, avec nos explications, ont compris, changé leur règle et ne prêtent plus de livres aux plus petits, et un seul à la fois aux plus grands. C’est Chris le plus terrible, qui avait donné la clé. C’est encore lui qui un jour inventa l’histoire d’un chat, d’un cochon et d’un éléphant arrivant à New York : comme ils étaient plein de boue, surtout le cochon, tout le monde se moquait d’eux dans le métro. Cette histoire eut un succès immédiat, les autres enfants inventèrent les épisodes, semaine après semaine, de tous les malheurs du Cat Pig and Elephant, bientôt transformés en spectacle de marionnette et en bande dessinée dans le journal des enfants envoyé dans tous les Etats Unis. La capacité de Chris à nommer, avec humour, l’expérience d’être regardés comme des bêtes curieuses partout où ils vont, a fédéré tous les enfants du quartier ghetto qui ont eux aussi cette expérience. Lui, Chris l’avait à l’extrême, même parmi les enfants du quartier. Il était comme obligé d’en parler, dos au mur, alors que les autres évitaient le sujet. Oser nommer ce que tous les enfants vivent peu ou prou mais sans oser se l’avouer, c’est ce qui finalement fit de l’enfant le plus exclu celui qui fédéra tous les enfants. Et quand sa photo fut publiée dans le Daily News en train d’écrire dans l’ordinateur de rue, avec sur le visage les sparadraps de sa dernière chute, Madame Portalatin, leader reconnue dans tout le quartier fut très mécontente après moi. « Ce n’est quand même pas cet enfant-là, le pire de tous, qui nous représente le mieux, » me gronda-t-elle. Devant mon silence, qui voulait dire « et pourquoi pas », elle me regarda longtemps et eut un rire heureux, un rire beau que j’entends encore trente ans après. La leader comprenait, assumait toute sa communauté et trouvait ça bon — les autres penseront ce qu’ils voudront. J’ai très souvent refait cette expérience, comme si les leaders des communautés défavorisées que tout le monde pousse à « s’en sortir » en abandonnant les autres, n’attendaient que cette provocation pour changer de stratégie. René Girard explique que le sacrifice d’un bouc émissaire choisi dans le groupe, fascine le groupe, le scelle et construit la paix dans le groupe. J’ai vu que le changement d’un bouc émissaire en contributeur actif central dans le groupe a un effet tout aussi puissant : si Chris est là, s’il n’est pas rejeté par les animateurs, alors je n’ai pas besoin de craindre pour moi, je n’ai pas besoin de montrer à tout instant que moi je ne suis pas comme Chris, que je suis mieux que lui. S’il est là, la paix vient et on peut se mettre à lire, à peindre, à créer, à jouer.
venez retrouvez les ateliers théâtre de la compagnie de la nouvelle lune ; l'association les amis du Bélé (danse et percussions), Le chanteur Airnat et d'autres à venir. suite à l'entracte vous pourrez retrouver Alban Cherifi le magicien pour le plaisir des petits et des grands.
La Maison du Citoyen est une association d'habitants qui souhaite vous avoir à ses côtés pour la vie et l'animation du quartier Bellevue. Proposer, aider, construire vos envies, vos projets collectivement. partager, échanger et faire vivre la solidarité !